Pourquoi le Vermont a couvert ses ponts
Le Vermont compte plus de 100 ponts couverts historiques — la plus forte densité au kilomètre carré de tout le pays. On ne les a pas couverts par romantisme mais par ingénierie : un tablier de bois exposé aux rudes hivers de Nouvelle-Angleterre pourrirait en une décennie, tandis qu’un toit et des flancs le protègent un siècle ou plus. La couverture est en somme une grange bâtie autour du pont.
Les habitants les surnommaient « kissing bridges » pour l’instant d’intimité qu’ils offraient aux amoureux, et ils comptent aujourd’hui parmi les symboles les plus photographiés du Vermont rural. Cette route relie les plus beaux en quelques boucles faciles.
Comment ils étaient bâtis
La plupart utilisent le treillis Town — une trame croisée de planches chevillées avec des trunnels de bois, brevetée par l’architecte Ithiel Town en 1820, assez simple pour des charpentiers locaux. D’autres emploient des fermes queenpost ou des arcs Burr. Des maîtres bâtisseurs comme les frères Jewett à Montgomery en ont élevé des grappes entières, et beaucoup portent encore la circulation près de 150 ans plus tard.
Les ponts classiques
Une poignée figure dans toute tournée qui se respecte.
Middle Bridge (Woodstock) — un treillis sur le green même du village.
Great Eddy (Waitsfield) — bâti en 1833, le plus ancien pont couvert en service de l'État.
Warren (Warren) — un pont rouge très photographié près du Warren Store.
Cornish-Windsor — 449 pieds, le plus long pont couvert de bois des États-Unis, vers le New Hampshire.
Où ils se regroupent
Certains coins du Vermont ont une densité remarquable. Montgomery, au pied de Jay Peak, en compte six dans ses limites — le plus de toutes les villes d’Amérique. La Mad River Valley en aligne plusieurs le long de la route 100, et le Northeast Kingdom autour de Lyndon ainsi que les comtés du Connecticut en abritent des dizaines. Près de Bennington, les ponts Silk Road, Paper Mill et Henry forment une jolie boucle sur la Walloomsac.
Les photographier
Les ponts couverts récompensent la patience. La lumière du matin et de fin d’après-midi rase les flancs patinés ; la mi-octobre encadre les ponts rouges de collines flamboyantes ; et la neige d’hiver en fait des cartes de vœux. Photographiez depuis la berge pour la charpente, ou droit dans le portail pour l’effet tunnel. Prudence et courtoisie — la plupart sont à voie unique et ouverts aux voitures.
Parcourir la route
On pourrait passer une semaine à courir les ponts, mais une belle journée boucle un secteur : les six de Montgomery au nord, ceux de la Mad River Valley sur la route 100, ou le trio de Bennington au sud-ouest. Les cartes officielles des ponts couverts les indiquent tous. Roulez doucement, cédez le passage dans les travées à voie unique, et rangez-vous complètement pour photographier — le paysage entre les ponts fait la moitié du plaisir.
Good to know
Combien de ponts couverts compte le Vermont ?+
Plus de 100 — la plus forte densité au kilomètre carré de tous les États.
Pourquoi les ponts sont-ils couverts ?+
Pour protéger le tablier de bois de la pourriture ; toit et flancs font passer la durée de vie d’une décennie à un siècle ou plus.
Quelle ville en compte le plus ?+
Montgomery, au pied de Jay Peak, en a six dans ses limites — le plus de toutes les villes d’Amérique.
Quel est le plus long pont couvert ?+
Le pont Cornish-Windsor sur le Connecticut, 449 pieds — le plus long pont couvert de bois des États-Unis.
Peut-on encore les traverser ?+
Oui — beaucoup restent ouverts à voie unique ; roulez doucement, cédez le passage et rangez-vous pour photographier.